Démarches participatives et dynamiques collectives

E2i accompagne et anime les démarches participatives citoyennes, et plus généralement les processus, expérimentations qui concernent l’expression, la participation des usagers et des habitants et la co-construction de politiques (budgets participatifs, conférences citoyennes, conseils de quartier, loi 2002-2...)

E2i expert de l’animation participative

E2i a développé un savoir faire spécifique en animation de groupes de travail ou groupes de concertation grâce à la mise en œuvre de méthodes efficaces et ad-hoc qui favorisent la participation et la contribution de chaque acteur ou public à la définition d’enjeux prospectifs, d’objectifs stratégiques, de plans d’action, ou à l’évaluation de politiques publiques locales, de projets territoriaux, ou d’outils et dispositifs partenariaux.

Ce savoir faire est aujourd’hui mis en œuvre par les consultants de E2i à travers une palette de méthodes participatives d’animation qu’ils choisissent et mobilisent en fonction des différents éléments qui composent la réunion :
- son objectif : faire délibérer sur des questions complexes, obtenir une décision sur un sujet controversé, obtenir une vision de ce que pense ou ressent un public sur une question publique majeure, synthétiser des contributions sur un thème et faire des recommandations, élaborer un plan d’action partagé, élaborer des scénarios prospectifs, évaluer et formuler des préconisations, …
- son sujet : selon qu’il est plus ou moins controversé ou complexe ou connu, …
- ses participants : n’importe qui, des experts, des bénéficiaires ou usagers, des citoyens, …
- son temps : la durée de la réunion (2 heures, 1 jour,…), la fréquence ou organisation temporelle (une seule réunion ou plusieurs, plus ou moins espacées) et sa conclusion (mise en commun « entre soi », restitution en comité de pilotage, ou contribution à un événement de communication,…).

En matière de démarche participative, le choix des méthodes d’animation utilisées se fait aussi en fonction d’une part des motivations et, d’autre part des résultats attendus par celui qui porte la démarche.

Notre vision de la démocratie participative

Phénomène en émergence, les contours de la démocratie participative doivent encore être précisés. Crise des institutions, crise de la représentation, anomie de la société, montée de l’individualisme, l’obligation de s’inventer soi-même, etc ..., le « diagnostic » semble de plus en plus largement partagé, mais au-delà, que dire ? Pour simplifier, disons que nous sommes en train de passer d’une société où le citoyen se devait à sa patrie, à sa classe, à sa communauté (et qui s’exprimait notamment dans le patriotisme) à une société où la collectivité doit tout à l’individu qui ne lui doit rien. La société est aujourd’hui en dette perpétuelle vis à vis des individus.

Dans ce basculement, il s’agit d’inventer de nouveaux rapports au collectif, de nouvelles modalités d’intégration comparable à celles que fournissaient jadis par exemple, les religions ou l’idéal républicain, les églises ou des constructions collectives comme les syndicats ou les partis politiques. La « démocratie participative » semble recouvrir l’intuition qu’il y a aujourd’hui de nouvelles modalités de socialisation à concevoir : une autre manière de faire société.

La démocratie participative s’oppose ainsi à la vision habituelle du peuple et revisite les conditions d’expression de ce que l’on a pris l’habitude d’appeler le peuple souverain. Elle vient rappeler que la « société civile » est un construit, une production sociale, et qu’elle est le résultat des mécanismes qui la génèrent. Une nouvelle conception de la société apparaît, qui concerne autant sa qualité que les conditions de sa production : il y a là tout un champ aussi bien théorique que pratique qui se déploie.

La « société civile » est faite de tous les liens et savoir-faire collectifs qui lui donne une consistance. Elle correspond à une capacité partagée à prendre des initiatives, à identifier des enjeux, à les problématiser, à formuler des solutions. Tout cela se traduit par des compétences collectives à formuler et préciser des demandes, à donner des avis, à co-concevoir des biens publics, à faire apparaître des biens communs, à développer une dynamique collective, à faire société.

Il ne s’agit pas de rendre le pouvoir au peuple, qui n’existe pas, mais de permettre au « peuple » de se manifester et de déployer sa présence. Les critiques vis-à-vis de l’administration et des hommes politiques peuvent garder leur raison d’être, elles n’en sont pas moins secondaires au regard de l’effort à faire pour permettre à la société de s’affirmer et de se développer dans son rapport au politique.

Prendre en compte que la « société civile » est un construit, renvoie chacun à ses responsabilités : les élus locaux ne peuvent pas être que des gestionnaires de biens communs ; l’administration est conduite à prendre en charge une nouvelle tâche et par suite un nouveau rôle qui la met plus directement en contact avec l’objet du politique ; les habitants ne peuvent se cantonner à une position de demandeurs et de fait de dépendance vis à vis de leurs élus.

Dans les démarches participatives, le processus, le mode d’élaboration des projets et leur mise en œuvre, est aussi important que le résultat : la fin ne justifie plus les moyens, la fin est aussi dans le processus, résultat et processus sont homogènes, en cohérence. Ni remède-miracle aux maux de la société, ni gadget de la démocratie représentative, à laquelle elle ne s’oppose pas (la démocratie participative n’est pas la démocratie directe), la démocratie participative doit être vue comme un objet en construction correspondant à l’évolution actuelle des sociétés développées occidentales.

Quelques références en matière de démarches participatives, participation des usagers et des habitants

- Evaluation de la démarche de démocratie participative de la ville de Béthune – (2011)
- Evaluation du Forum de l’Eurométropole Lille Kortrijk Tournai (septembre 2009 : mars 2011) – Groupement Européen de Coopération Territoriale Eurométropole Lille Kortrijk Tournai (2011)
- Mise en œuvre du dispositif d’animation locale du Budget Participatif des Lycées de la Région Nord – Pas-de-Calais (25 lycées) - Direction des Formations Initiales Région Nord-Pas de Calais – (2011)
- Animation du dispositif d’expérimentation des Budgets Participatifs des Lycées (2010)
- Organisation et animation d’une conférence citoyenne sur les nouveaux indicateurs de richesse – Région Nord-Pas de Calais, D2DPE (2009)
- Elaboration d’un livret citoyen avec les jeunes – Mission Locale du Grand Amiénois (2007)
- Accompagnement de la démarche participative engagée par le Syndicat Mixte du PNR Avesnois (2007)


Pour en savoir plus

Téléchargez les documents de la conférence citoyenne sur les indicateurs de développement humain

Découvrez la vidéo réalisée dans le cadre de la mission d’organisation et animation d’une conférence citoyenne sur les nouveaux indicateurs de richesse pour la Région Nord-Pas de Calais : http://www.nordpasdecalais.fr/webtv/reportage_conference-citoyenne-sur-les-indicateurs-de-developpement-humain-en-nord-pas-de-calais_452.html

Découvrez les actions et projets de la Région Nord-Pas de Calais en matière de démocratie participative : http://www.nordpasdecalais.fr/democratie-participative/accueil_democratie-participative_15_1.asp

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